Qu’y a-t-il au menu ? Une jolie nouvelle…

Qu’y a-t-il au menu ? Une jolie nouvelle…

Qu’y a-t-il au menu ? Une jolie nouvelle…

Bonjour à tous,

Cela fait un petit moment que j’ai saisi ma plume virtuelle sur le blog mais c’est parce que ma plume réelle a battu son plein et je suis donc tout excusable 😉
Je n’ai, en effet, cessé d’œuvrer sur ce qui devrait constituer l’un de mes plus jolis accomplissements, justifiant, par ailleurs, ce titre alléchant.
Ce que vous n’ignorez pas: j’adore écrire et le monde de la créativité est celui dans lequel je parviens à me perdre avec délectation sans l’once d’un remords.
Ce que vous ignorez: j’écris depuis la prime enfance et désire publier.
Vous découvrirez, au détour d’un article, quand l’envie m’en prendra, l’une ou l’autre œuvre poétique remontant à l’adolescence, l’une ou l’autre fable, l’une ou l’autre nouvelle…
Mais pour l’heure, je vous ANNONCE avec une incommensurable JOIE, la publication de mon premier livre aux éditions L’Harmattan Paris, dans la Collection Lettres berbères, intitulé : RECUEIL D’ADAGES BERBERES.

https://www.editions-harmattan.fr/livre-recueil_d_adages_berberes_400_locutions_proverbiales_amazighes_lynda_ainseur-9782343244235-71792.html

Pour le présenter sans détour, il s’agit d’une compilation de pas moins de 400 expressions idiomatiques amazighes traduites en berbère latinisé, en tifinagh, en français poétisé… J’ai, ainsi, voulu faire œuvre de mémoire en tenant des carnets de ces adages au fur et à mesure que je les entendais dans mon environnement immédiat, pour la majeure partie d’entre eux, ou au cours de pérégrinations en Afrique du Nord.
J’en suis heureuse à plus d’un titre car la rédaction, de mémoire de femme, m’a toujours accompagnée, bien avant de savoir « ce que je voulais faire dans la vie » (question insensée, s’il en est, que l’on pose sans honte à un enfant ou, au mieux, à un pré-ado dont la seule véritable envie réside dans « l’être tout simplement », l’arrachant alors à son ultime innocence et le faisant basculer dans le monde grave des responsabilités), bien avant, en effet, car je me revois encore vendre à l’un de mes voisins, chauve, de petits carnets que j’avais confectionnés à partir de matériaux de fortune: des mini-feuilles découpées dans des cahiers, du fil et une aiguille (que j’empruntais discrètement à ma tendre Mère qui aurait voulu le faire à ma place) pour les lier entre elles et quelques rimes soigneusement posées là.
Je me rappelle, oui! Le prix que j’avais fixé s’élevait à 5 francs belges, et ce même voisin m’offrait parfois jusqu’à 20 francs belges, estimant ce travail plus méritant.
Du travail d’enfant, au noir qui plus est… Un comble pour une juriste en herbe !
Je me précipitais alors, à la récréation du lendemain, auprès de l’armoire à friandises de mon professeur pour les dépenser goulument et me délester ainsi du fruit de ma créativité. La reconnaissance m’animait déjà à l’époque. Ce sont là mes premiers pas en tant qu’auteure, auto-éditée sur papier recyclé, dis donc, si ce n’est pas cela être à l’avant-garde, je ne sais pas ce que c’est 😉
Trêve de plaisanterie, un peu de sérieux allons, je poursuis. Les créations suivantes se sont voulues plus abouties et plus sérieuses… De jolis poèmes, de jolies nouvelles, de jolies fables mais aussi, et pour l’équilibre, des textes plus près de l’enfance exilée et douloureuse, des premiers chagrins, des rêves nourris par autrui que j’ai faits miens sans m’en rendre compte…

Habitée par le besoin de rédiger toujours mais aussi par celui de mener une vie qui paie (financièrement), j’ai nourri le projet fou de mener à bien ce duo fructueux. Je me suis donc approchée de l’Université de l’Écriture à Bruxelles (j’hésitais à l’époque entre l’Université de l’Écriture et la Faculté de Droit pour compléter le graduat que je venais d’obtenir) pour non seulement estimer mon art mais aussi et surtout afin de pénétrer ce monde littéraire et en acquérir les rouages. Sans me l’avouer, je cherchais une forme de légitimité afin de me donner le coup de boost qui m’exhorterait à proposer mes écrits à l’édition.
Après un très agréable rendez-vous avec la Directrice de l’Université de l’Écriture qui s’est soldé par une acceptation de ma candidature, le couperet tombe: 2000 euros d’inscription cash. Je choisis alors la Faculté de Droit dont le minerval ne s’élève qu’à 835 euros payables en plusieurs fois. A quoi ça tient quand même ! Je deviens donc juriste en droit de l’entreprise quelques années plus tard. Mais l’écriture est TOUJOURS Là ! Et mon caractère créatif jamais las !
En filigrane de chacun de mes cursus et de chacune de mes activités, l’écriture a trouvé sa place, une place incommensurable que seule ma tendre mère a soutenue sans trop la comprendre tout en y voyant une passion indicible et prometteuse.
Un jour, je m’offre un blog, assouvissant, sans engagement majeur, ma soif d’écrire et au détour de la fin 2020, je saute le pas de contacter une maison d’édition spécialisée dans les Lettres berbères. Une réponse merveilleusement lumineuse de L’Harmattan, contactée en fin avril 2021, me parvient en juin dernier.
Le contrat est signé quelques semaines après et LE VOICI EN LIBRAIRIE (0.01 euro pour les frais d’expédition en France métropolitaine dans sa version papier) 😉

Je vous remercie infiniment de prendre le temps de le découvrir si le cœur vous en dit… Je peux, d’ores et déjà vous offrir, en amuse-bouche, quelques-unes des locutions proverbiales qu’il contient:
– « Il n’existe turpitude qui ne soit suivie de quiétude. »
– « Danseur de l’obscur, il adviendra du jour l’éclaboussure. »
– « Belle-maman et son sommeil quand bru à la tâche veille. »

Comme écrit supra, tous les contextes d’usage tant stricto sensu que lato sensu sont précisés.

Suscitant tantôt le rire, tantôt la réflexion profonde, aucun de ces proverbes, traduits depuis la langue amazighe vers le français par mes soins, ne laisse véritablement indifférent.
https://www.editions-harmattan.fr/livre-recueil_d_adages_berberes_400_locutions_proverbiales_amazighes_lynda_ainseur-9782343244235-71792.html

A bientôt avec un nouvel article de découverte qui portera sans doute sur l’un de mes voyages…

Très douce journée à tous et lumière dans vos cœurs plus que jamais.

Lynda

Lynda
Lynda
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2 Commentaires

  1. Philippe Girard
    28 avril 2023 / 14h38

    Bonjour, Lynda,

    Comment allez-vous ?

    Elles doivent être d’une très grande richesse, ces locutions amazighs. Effectivement, « amazighs » : d’après Roro (c’est comme ça que j’appelle le PR), « amazigh » n’a pas de marque de féminin. J’espère que vous ne m’en voulez pas.

    Votre liste d’ouvrages située dans « Ex libris » me conforte dans l’opinion que j’ai de vous, à savoir une personne d’une culture et d’une intelligence rares. Vous savez que vous me complexez ? Mais c’est très bien ainsi, j’aime cette situation. Un fantasme, probablement… « Oh ! le beau cas ! »

    Sûrement allez-vous rire de moi… et vous aurez raison :

    – J’ai lu trois fois « les Misérables »… mais jamais « le Petit Prince ».
    – Je me suis enquillé quatre fois toutes les nouvelles de Maupassant… mais Proust reste totalement inconnu pour moi.
    – Je me suis plongé deux fois dans chacun des vingt romans des « Rougon-Macquart », mais je ne connais pas « le Grand Meaulnes ».

    Je vous le dis : « Le beau cas ! »

    Passez un très joli week-end !
    Philippe

  2. Lynda
    Auteur / autrice
    30 avril 2023 / 11h52

    Bonjour, Philippe,

    Je me porte très bien. Merci beaucoup. De retour d’un court séjour reposant, je me porte au mieux de ma forme.

    Merci pour ce nouvel et éclairant message. J’y réponds dans l’ordre 😉

    – Oui, elles sont très riches et c’est, pour moi, un plaisir renouvelé que d’évoquer la richesse de la culture amazighe dont je suis heureuse héritière (culture amazighe que l’on retrouve également de manière réductrice – car, précisément, n’embrassant pas l’ensemble de l’amazighité) sous la dénomination d’origine arabe : culture « kabyle ». Je vous invite à vous y intéresser car chacune d’elles fait l’objet de traductions littérale et poétisée en français et surtout d’explications relatives au contexte de son usage… C’est agréable à lire, en toute humilité.

    – Si Robert n’entend pas accorder l’adjectif « amazigh » au féminin, qu’à cela ne tienne ! Tous les ouvrages que j’ai consultés, fruits de recherches sociolinguistiques, les dictionnaires, les sites dédiés – HCA algérien, l’IRCAM (attention pas l’institut français dédié aux recherches dans le domaine musical, l’autre ;-)) – à la promotion de la berbérité (terme non encore reconnu officiellement) par le truchement de la promotion de l’amazighité accordent l’adjectif au féminin.
    Je m’aligne sur ces grands auteurs. Robert ne s’en offusquera pas, à mon humble avis…

    – Que je vous complexe, cela me ferait doucement rire mais, a priori, il s’agit, ici, d’échanger sur et avec notre merveilleuse langue française. Nous avons, donc, tous à apprendre de chacun 🙂

    – Quant à vos lectures, je les partage partiellement. Ceci dit, vous me fâcheriez si vous confirmiez n’avoir jamais lu cette merveille littéraire d’Alain Fournier (son unique roman d’ailleurs !) : Le Grand Meaulnes. C’est mon roman préféré.

    Il n’est pas trop tard pour réparer cet impair 😉

    Je m’en vais, de ce pas, poursuivre mes semis. Un article y dédié (ou dédié de manière plus générale au jardin) ne saurait tarder…

    Un très agréable long week-end ensoleillé.

    Lynda

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